À Rabat, un forum éducatif d’envergure s’impose dès son ouverture
Hicham TOUATI
À Rabat, le Forum national de l’enseignant a ouvert ses travaux ce mercredi 25 mars 2026 dans une atmosphère d’engagement et de rigueur, marquée par une organisation exemplaire et une mobilisation de haut niveau. Porté par une ambition claire de refonder l’école marocaine autour de son acteur central, l’enseignant, ce premier jour a donné le ton d’un rendez-vous appelé à compter dans l’agenda éducatif national.
Dès les premières heures de la matinée, le complexe OLM Souissi a accueilli des milliers de participants dans un dispositif logistique fluide et parfaitement orchestré. La qualité de l’accueil, la lisibilité des espaces et la précision du déroulé ont immédiatement suscité l’adhésion des participants et des observateurs, installant un climat de confiance propice à des échanges de haut niveau.
La séance inaugurale a été marquée par la présence du Chef du gouvernement, M. Aziz Akhannouch, dont le mot d’ouverture a donné une portée institutionnelle forte à l’événement. En inscrivant l’école au cœur des priorités nationales, il a souligné la centralité de l’enseignant dans toute dynamique de réforme durable. Cette orientation a trouvé un écho dans l’allocution de Mme Rahma Bourqia, présidente du Conseil Supérieur de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche Scientifique, qui a rappelé les enjeux stratégiques d’une transformation éducative fondée sur la qualité des pratiques pédagogiques et la valorisation du capital humain.
Le ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports a, à son tour, posé les jalons d’une vision structurée, mettant en avant les chantiers en cours et la nécessité d’accompagner les enseignants dans un environnement en mutation. Le président de la Fondation Mohammed VI pour la promotion des œuvres sociales de l’éducation-formation, M. Youssef El Bakkali, a souligné l’importance de l’accompagnement social et professionnel des acteurs éducatifs, en réaffirmant l’engagement de la Fondation aux côtés des enseignants.
Au fil de la journée, le programme scientifique a déployé toute sa richesse et sa cohérence. La conférence inaugurale consacrée au rôle des enseignants dans la construction de l’avenir a ouvert un cycle de réflexions denses, rapidement relayées par des tables rondes portant sur le modèle des établissements pionniers et sur les trajectoires de la réforme éducative. Les échanges ont mis en lumière la nécessité d’une approche systémique, articulant vision stratégique et mise en œuvre opérationnelle. 
Les sessions de l’après-midi ont approfondi des thématiques essentielles telles que la santé mentale des élèves, les dynamiques d’accompagnement socio-émotionnel, ainsi que l’impact des collèges pionniers sur les apprentissages. Les interventions ont témoigné d’un haut niveau d’expertise et d’une volonté partagée de faire évoluer les pratiques pédagogiques en phase avec les exigences contemporaines. 
La place accordée à l’innovation s’est traduite par des conférences et ateliers consacrés à l’intelligence artificielle, aux activités parascolaires comme levier d’épanouissement et à la transformation du rapport à la lecture. L’ensemble a dessiné les contours d’une école en mutation, ouverte aux technologies tout en restant attentive aux équilibres humains. 
En parallèle, les espaces de conférences, masterclass et ateliers ont connu une affluence soutenue. Les thématiques abordées ont couvert un large spectre, allant de la pédagogie structurée à l’enseignement à distance, en passant par le développement des compétences clés et la prévention du cyberharcèlement. Cette diversité a permis d’offrir aux participants des perspectives concrètes et immédiatement mobilisables dans leurs pratiques professionnelles. 
La diversité linguistique du forum, portée par l’usage de l’arabe et du français dans les différentes sessions, a favorisé une circulation fluide des idées et renforcé la portée inclusive des échanges. Les espaces dédiés à l’intelligence artificielle ont illustré cette dynamique en proposant des contenus dans les deux langues, répondant ainsi à la réalité du terrain éducatif marocain. 
La présence des médias nationaux et des journalistes spécialisés a contribué à donner une visibilité accrue à l’événement. Tous ont unanimement salué le professionnalisme des équipes de communication, dont la réactivité, la disponibilité et la qualité de l’accompagnement ont facilité le travail de couverture et renforcé l’image d’un forum maîtrisé dans ses moindres détails.
Du côté des participants, enseignants, cadres administratifs, responsables des directions provinciales, académies régionales et services centraux du ministère ont exprimé une satisfaction notable. La pertinence des thématiques, la qualité des intervenants et l’organisation sans faille ont été largement soulignées, traduisant une adhésion collective à l’esprit et aux objectifs du forum.
À l’issue de cette première journée, le constat s’impose avec évidence. Le Forum national de l’enseignant a réussi son entrée, tant sur le plan organisationnel que scientifique. Il a su créer les conditions d’un dialogue exigeant, ouvert et structuré, en phase avec les ambitions de réforme du système éducatif marocain.
Ce premier jour aura ainsi posé les bases d’une réflexion approfondie et d’une mobilisation durable autour du rôle de l’enseignant. Il ouvre la voie à une deuxième journée attendue, appelée à prolonger cette dynamique et à inscrire les échanges dans une perspective d’action, au service d’une école plus équitable, plus innovante et résolument tournée vers l’avenir.




































