Laâyoune, carrefour des symboles : quand l’Université marocaine signe son avenir dans la capitale du renouveau royal et nouveau modèle de développement

Laâyoune, carrefour des symboles : quand l’Université marocaine signe son avenir dans la capitale du renouveau royal et nouveau modèle de développement

Hicham TOUATI 

 Vendredi 7 octobre 2025, Laâyoune n’était pas seulement une ville du Sud honorée par les vents du désert. Elle était, le temps d’une cérémonie hautement significative, le cœur battant de la vision nationale pour l’enseignement supérieur. Le choix du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation d’y organiser la signature des contrats de développement des universités publiques pour la période 2025-2027 n’est ni fortuit ni simplement protocolaire. Il relève d’un geste politique assumé, d’un hommage à la mémoire nationale, et d’une projection confiante vers l’avenir du Maroc unifié.

Dans cette ville intimement liée à l’épopée de la Marche Verte, dont on célèbre cette année le cinquantième anniversaire, le geste prend une résonance particulière. Laâyoune devient le théâtre d’une affirmation tranquille, ferme, cohérente : celle d’un Maroc qui façonne son destin éducatif et scientifique depuis toutes ses régions, ses provinces du Sud, désormais consacrées par la décision historique du Conseil de sécurité reconnaissant l’initiative marocaine d’autonomie comme fondement exclusif et réaliste du règlement du différend régional. Organiser ici la rencontre des présidents d’université, c’est donc dire au monde que le Royaume inscrit ses choix stratégiques dans une géographie assumée, apaisée, et tournée vers l’avenir.

Dans cette atmosphère solennelle et chargée de signification, le président de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès, le professeur Mustapha IJJAALI, a pris part aux travaux de ce rendez-vous structurant pour le paysage universitaire national. Sous la présidence du ministre, les discussions ont mis en lumière la nouvelle architecture contractuelle qui encadrera, pour trois années décisives, la relation entre l’État et les universités : une relation refondée sur la responsabilisation, la performance, l’innovation et l’exigence de résultats tangibles.

Le ministre a insisté, dans une allocution marquée par l’engagement et la clarté stratégique, sur la portée de ce mécanisme contractuel. Il ne s’agit plus seulement de financer les universités, mais de sceller un pacte de progrès, un engagement mutuel fondé sur des objectifs précis : amélioration de la qualité des formations, développement d’une recherche scientifique de haut niveau, renforcement de l’innovation, montée en puissance de l’employabilité des diplômés et ouverture accrue des universités sur leur environnement économique, territorial et social. Autrement dit : réaliser, dans les faits, cette “Université du futur” que le Maroc ambitionne d’ériger au cœur de son nouveau modèle de développement.

Le choix de Laâyoune offre ainsi à ce pacte national une dimension symbolique supplémentaire. Dans une ville qui, depuis cinq décennies, incarne l’unité nationale, la résilience politique et la modernité institutionnelle du Royaume, la signature de ces contrats devient un acte fondateur. Elle rappelle que le développement de l’enseignement supérieur est un levier de souveraineté, un instrument de rayonnement international, et une promesse faite à la jeunesse du pays, et à toutes les jeunesses du pays, du Nord au Sud, de Fès à Laâyoune, de Rabat à Dakhla.

En réunissant les présidents des universités marocaines dans ce territoire qui porte à la fois l’histoire, la fierté et l’avenir, le ministère envoie un message clair : la réforme universitaire n’est pas un chantier sectoriel, mais un projet national, partagé, inclusif, porté par l’ensemble du Royaume. Laâyoune, ville de lumière, aura ainsi offert son horizon à cette ambition collective. Et c’est désormais toute l’Université marocaine qui se trouve invitée à marcher, à son tour, vers son propre avenir.