À la FSJES de Fès, une journée hors norme : deux événements simultanés consacrent une rentrée universitaire d’audace et d’innovation

À la FSJES de Fès, une journée hors norme : deux événements simultanés consacrent une rentrée universitaire d’audace et d’innovation

Hicham TOUATI 

Deux événements majeurs organisés simultanément au Centre des Études Doctorales ont attiré une affluence exceptionnelle en ce lundi 10 novembre 2025. Le président de l’USMBA, présent aux deux inaugurations, a salué la dynamique remarquable de la FSJES, moteur incontesté de l’université.

En ce lundi 10 novembre 2025, le Centre des Études Doctorales de l’Université Sidi Mohamed Ben Abdellah donnait l’image saisissante d’une institution en pleine effervescence intellectuelle. Deux événements d’envergure, organisés simultanément dans deux espaces superposés du bâtiment, y rassemblaient un public dense, attentif et particulièrement engagé. Le président de l’USMBA, fidèle à une démarche de proximité qu’apprécie la communauté universitaire, a tenu à présider les deux séances d’ouverture aux côtés du doyen Mohammed Bouzlafa, saluant « une faculté qui avance, qui innove et qui inspire tout notre écosystème académique ».

Cette dynamique n’est pas isolée. La FSJES avait déjà marqué la fin du mois d’octobre en célébrant l’excellence académique, avant d’honorer quelques jours plus tard le cinquantenaire de la Marche Verte à travers un colloque scientifique d’une densité rare. Réunissant universitaires et experts, ce rendez-vous avait éclairé un demi-siècle d’évolution diplomatique, politique et juridique de la question nationale. C’est donc dans la continuité naturelle de cette rentrée ambitieuse qu’ont été organisés ce 10 novembre deux moments majeurs, renforçant encore la place centrale de cette faculté, qui accueille près du tiers des étudiants de l’USMBA.

Au premier étage du Centre doctoral, le workshop international « From Ideas to Impact: Social Entrepreneurship for Urban Transformation » ouvrait ses travaux devant une salle comble où se côtoyaient chercheurs, urbanistes, architectes, acteurs associatifs et entrepreneurs sociaux. Dans son allocution inaugurale, le doyen Mohammed Bouzlafa a rappelé l’ambition de cette rencontre : réunir des disciplines et des regards pour penser des villes plus humaines, plus inclusives et plus résilientes. « L’entrepreneuriat social n’est plus un champ marginal d’expérimentation, a-t-il souligné ; il est devenu un levier majeur de transformation capable d’inscrire durablement le changement dans nos territoires. » Le président de l’université, saluant l’organisation exemplaire de ce workshop, a insisté sur l’importance de relier la réflexion académique à l’action publique et à l’innovation concrète.

Au rez-de-chaussée du même édifice, une seconde salle tout aussi remplie accueillait l’ouverture de la deuxième édition de la Start-Up Week, organisée par le Student Entrepreneurship Center de la FSJES, en partenariat avec une constellation d’acteurs institutionnels, économiques et internationaux. Le doyen Bouzlafa a souligné la portée stratégique de cette semaine dédiée à l’audace et à la créativité, rappelant que l’université est un terreau fertile pour les idées nouvelles et les projets émergents. Il a mis en avant la présence de partenaires belges — notamment l’Université VIVES et l’APEFE — qui renforcent l’ouverture internationale de l’événement.

Asmae Diani, coordinatrice du SEC, a dressé un tableau précis de cette édition : 210 inscrits, dont 69 % issus de la FSJES ; 61 % venant des licences ; 40 % prêts à concourir dans le challenge entrepreneurial, avec quinze projets déjà identifiés dès l’ouverture. Elle a souligné la solidité des partenariats avec l’ANAPEC, le CRI, l’OFPPT, l’Université Al Akhawayn, VIVES et LafargeHolcim, rappelant que cette Start-Up Week « témoigne de la pérennité de l’engagement du Centre dans la construction du mindset entrepreneurial et du développement de l’esprit d’initiative auprès des étudiants ».

La dimension territoriale a été portée avec force par l’intervention chaleureuse de Mme Halima Ezzoumi, vice-présidente du Conseil de la Région Fès-Meknès. Elle a rappelé que la Région a inscrit l’emploi et la création d’entreprise parmi ses priorités stratégiques, conformément aux Hautes Orientations Royales, et a annoncé des actions structurantes : la prime régionale à l’emploi dans la zone Fès Shore, le projet du Technopark Fès-Meknès destiné à accompagner les start-ups, ainsi que l’organisation, entre avril et mai prochains, du Forum Régional de la Formation et de l’Emploi. Ses propos ont donné une portée institutionnelle forte à l’événement, soulignant la volonté de la Région d’accompagner fermement la jeunesse dans ses parcours d’insertion et d’entrepreneuriat.

Dans les couloirs, entre le premier étage où l’on pensait la ville de demain et le rez-de-chaussée où l’on construisait les projets de la semaine, ce sont les étudiants qui donnaient à la journée son élan le plus vibrant. Karim observait les allées et venues avec émerveillement : « Voir un workshop international et une Start-Up Week se tenir en même temps dans le même bâtiment, c’est impressionnant. On sent que la faculté vit une vraie transformation. Pour nous, c’est une motivation énorme. »
Leila, engagée dans le challenge entrepreneurial, confiait : « Ici, on ne vient pas seulement écouter. On nous pousse à agir, à créer, à oser. Les intervenants nous parlent comme à de vrais porteurs de projets. Cela change tout. »
Aya, naviguant entre les deux niveaux, soulignait la continuité naturelle entre réflexion et action : « Ce matin, j’ai découvert comment l’innovation sociale transforme les villes ; cet après-midi, je travaille sur ma propre idée. Les deux espaces dialoguent entre eux. On sent que tout est cohérent. »
Quant à Houda, elle voyait dans cette journée un signal fort sur l’avenir de l’université marocaine : « Quand on voit le président, le doyen, les responsables régionaux et des partenaires internationaux réunis autour de nous, on se sent vraiment considérés. Cela nous donne de la confiance et beaucoup d’envie. »

Ces voix, simples et sincères, témoignent de la profondeur de l’élan qui anime aujourd’hui la FSJES. Et en ce 10 novembre 2025, au Centre doctoral de l’USMBA, cet élan était partout : dans les salles comble, dans les échanges, dans les projets en formation, dans les idées qui prennent vie. La faculté démontre plus que jamais qu’elle est un moteur stratégique, un laboratoire d’innovation et un espace de transformation. Une FSJES qui avance, et qui fait avancer.