E-dirham et gouvernance numérique : vers une administration équitable au Maroc
Rédigé par: EN-NMINEJ ILYAS Docteur En droit des affaires, faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Fès.
Summary
The E-dirham is an electronic payment system established by Morocco’s Treasury General to modernize public administration. Launched in 2007 and upgraded in 2014, it facilitates the payment of administrative services, improves transaction traceability, and enhances financial transparency. The system aims to simplify procedures, reduce management costs, and promote financial inclusion, in line with national digital transformation strategies (Morocco Digital 2020 and Morocco Digital 2025). Its impacts are significant : time savings and secure payments for citizens, better budget management for the administration, and a contribution to both financial inclusion and the growth of a competitive digital economy. However, its effectiveness depends on reducing the digital divide, training users, and strengthening cybersecurity. In the future, E-dirham is expected to evolve through integration with mobile applications, greater interoperability with fintechs, and a stronger regulatory framework.
Résumé
Le E-dirham est un dispositif de paiement électronique mis en place par la Trésorerie Générale du Royaume pour moderniser l’administration publique marocaine. Lancé en 2007 et renforcé en 2014, il facilite le règlement des prestations administratives, améliore la traçabilité des transactions et soutient la transparence financière. Ce système vise à simplifier les démarches, réduire les coûts de gestion et promouvoir l’inclusion financière, tout en s’inscrivant dans les stratégies nationales de digitalisation (Maroc Digital 2020 et Maroc Digital 2025). Ses impacts sont multiples : gain de temps et sécurité pour les citoyens, optimisation budgétaire pour l’administration, et contribution à la bancarisation ainsi qu’au développement d’une économie numérique compétitive. Toutefois, son efficacité reste conditionnée par la réduction de la fracture numérique, la formation des usagers et le renforcement de la cybersécurité. À l’avenir, le E-dirham devrait évoluer vers une intégration accrue aux applications mobiles, une interopérabilité avec les fintechs et un encadrement juridique renforcé.
Introduction
À l’ère du numérique, la modernisation de l’administration publique s’impose désormais comme un impératif stratégique pour les États, soucieux non seulement d’améliorer la qualité des services rendus aux citoyens, mais également de garantir la transparence, de renforcer l’efficacité de la gestion publique et d’accroître la confiance envers les institutions. La digitalisation des services administratifs ne relève plus d’un simple choix technologique, mais constitue un levier fondamental de gouvernance, de compétitivité et de développement socio-économique.
Dans ce contexte, le Maroc s’inscrit pleinement dans cette dynamique mondiale de transformation digitale. L’État marocain a, depuis le début des années 2000, engagé une série de réformes visant à favoriser la dématérialisation des procédures administratives, en cohérence avec des programmes nationaux tels que Maroc Numeric 2013, puis Maroc Digital 2020, et aujourd’hui le Plan Maroc Digital 2025. Ces stratégies visent à positionner le pays dans la mouvance internationale de l’e-gouvernement, tout en répondant aux attentes croissantes des usagers en matière de rapidité, d’accessibilité et de transparence.
Parmi les initiatives les plus emblématiques de cette politique de modernisation figure le système E-dirham, instauré par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR). Ce dispositif de paiement électronique, conçu pour simplifier le règlement des prestations administratives, a pour vocation de réduire la dépendance à l’usage de l’espèce et de sécuriser les flux financiers entre les citoyens, les entreprises et l’administration. L’E-dirham s’inscrit ainsi dans une démarche globale de dématérialisation, qui vise à rendre l’administration marocaine plus agile, plus accessible et plus transparente, tout en contribuant à l’inclusion financière et au renforcement de la bonne gouvernance.
1. Le E-dirham : Présentation et Fonctionnement
Le E-dirham constitue un instrument de paiement électronique institué par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR) dans le cadre de sa stratégie de modernisation des services publics financiers. Mis en place initialement en 2007, ce dispositif a connu une refonte profonde en 2014, avec l’introduction d’une nouvelle génération de cartes et l’élargissement de son champ d’application. Cette évolution s’inscrivait dans une volonté politique claire : renforcer la digitalisation des flux financiers liés aux prestations publiques et réduire la dépendance aux paiements en espèces, souvent source d’inefficacité et de risques liés à la manipulation du numéraire.
L’objectif principal de ce système est de faciliter le règlement des prestations payantes auprès de l’administration publique, mais aussi auprès d’organismes semi-publics (tels que certains établissements universitaires, collectivités locales ou agences nationales), et même de services privés partenaires, intégrés progressivement dans l’écosystème numérique national. En ce sens, le E-dirham dépasse le cadre strictement administratif pour devenir un outil transversal de paiement électronique, contribuant à la modernisation de l’économie marocaine et à la promotion de l’inclusion financière.
En outre, le dispositif se distingue par son caractère centralisé et sécurisé, grâce à une plateforme de gestion gérée par la TGR, garantissant la traçabilité des transactions, la transparence des encaissements et la réduction significative des risques de fraude. L’initiative illustre ainsi la volonté du Maroc d’inscrire sa gouvernance publique dans une logique de bonne gestion, de transparence et de confiance mutuelle entre l’État et ses usagers.
1.1. Les composantes du système
Le dispositif repose sur trois éléments essentiels :
• Les cartes E-dirham : cartes à puce prépayées, personnalisées ou anonymes, rechargeables dans des agences bancaires, bureaux de poste ou plateformes en ligne.
• Les canaux de paiement : bornes électroniques, guichets automatiques, plateformes web (e.gov.ma, sites sectoriels), terminaux de paiement électronique (TPE).
• La plateforme de gestion centralisée : elle assure la traçabilité des transactions, un suivi en temps réel et l’interconnexion avec divers systèmes administratifs.
1.2. Typologie des cartes disponibles
Le système E-dirham repose sur une offre diversifiée de cartes électroniques, conçues pour répondre aux besoins différenciés des usagers. Trois types principaux sont proposés. La première, dite carte “Habous”, est destinée aux particuliers et vise à faciliter les paiements courants des citoyens dans leurs interactions quotidiennes avec l’administration publique. Rechargeable et simple d’utilisation, elle représente une alternative pratique aux paiements en espèces, tout en offrant davantage de sécurité et de traçabilité.
La seconde, la carte institutionnelle, s’adresse aux entreprises, établissements et administrations qui effectuent régulièrement des règlements auprès des organismes publics. Elle permet d’optimiser la gestion financière en centralisant les paiements dans un cadre sécurisé et transparent, contribuant ainsi à une meilleure maîtrise des flux monétaires et à la rationalisation des procédures internes des entités utilisatrices.
Enfin, la carte multi-service se distingue par sa polyvalence : elle donne la possibilité d’effectuer divers types de paiements administratifs à partir d’un seul support, couvrant ainsi une gamme étendue de services tels que les droits de timbre, les taxes locales, les frais universitaires ou encore les amendes. Ce caractère multifonctionnel en fait un instrument stratégique pour promouvoir la dématérialisation généralisée des transactions publiques et renforcer la confiance des usagers envers les services électroniques de l’État.
2. La Dématérialisation : Enjeux et Objectifs
L’extension du système E-dirham s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation digitale, en cohérence avec des programmes tels que la stratégie Maroc Digital 2020 et le Plan d’Accélération de la Transformation Numérique.
2.1. Objectifs principaux
La généralisation du dispositif E-dirham poursuit plusieurs objectifs stratégiques en phase avec les ambitions nationales de transformation numérique. En premier lieu, il s’agit de simplifier les démarches administratives en réduisant considérablement les déplacements physiques et les files d’attente dans les guichets publics. L’automatisation et la dématérialisation permettent aux citoyens de gagner un temps précieux et d’accéder plus facilement aux services, ce qui participe à améliorer la qualité de la relation entre l’administration et l’usager.
En second lieu, le système vise à garantir la transparence et la traçabilité des flux financiers, en offrant un suivi en temps réel des transactions. Grâce à la centralisation et à l’enregistrement systématique des paiements, le dispositif limite les risques de fraude, d’erreurs de manipulation et de corruption, contribuant ainsi à instaurer une gouvernance publique plus intègre et plus fiable.
Un troisième objectif est la réduction des coûts de gestion, rendue possible par la numérisation des processus. En minimisant le recours aux formulaires papier et à la manipulation du numéraire, l’administration optimise ses ressources humaines et matérielles, tout en renforçant l’efficacité de ses services. Cela permet à la fois une meilleure rationalisation budgétaire et une allocation plus efficiente des fonds publics.
Enfin, le dispositif ambitionne de favoriser l’inclusion financière, en offrant une alternative simple aux personnes non bancarisées. Grâce aux cartes prépayées accessibles et rechargeables, même les populations éloignées des circuits bancaires traditionnels peuvent intégrer le circuit économique formel. Cet objectif est particulièrement stratégique pour le Maroc, où une partie significative de la population demeure en marge du système financier classique.
2.2. Accélérateur de l’e-gouvernement
Le E-dirham facilite le règlement de nombreux services : droits de timbre, taxes locales, amendes, frais universitaires, prestations douanières, etc. Il s’intègre ainsi dans l’écosystème plus large de l’administration électronique marocaine, comprenant également des portails tels que wraqi.ma, rokhas.ma ou encore chikaya.ma.
3. Bénéfices et Impacts Socio-Économiques
3.1. Pour les citoyens
L’un des premiers bénéfices du dispositif E-dirham concerne directement les citoyens, en particulier dans leur rapport quotidien à l’administration. Le système permet un gain de temps considérable grâce à la réduction, voire la suppression, des déplacements obligatoires vers les guichets administratifs. Là où les procédures nécessitaient auparavant des files d’attente longues et répétitives, l’usager peut désormais effectuer son paiement en quelques clics ou par l’intermédiaire d’une borne ou d’un TPE, ce qui contribue à améliorer sensiblement la qualité de vie et l’efficacité des démarches.
Par ailleurs, le dispositif garantit une meilleure accessibilité aux services publics. En centralisant différents modes de paiement et en offrant une interconnexion avec plusieurs plateformes administratives, l’E-dirham permet d’unifier et de simplifier l’expérience de l’usager. Cette accessibilité est renforcée par la disponibilité des cartes prépayées, qui ne nécessitent pas de compte bancaire et qui peuvent être rechargées facilement dans divers points de service, ce qui élargit le champ des bénéficiaires potentiels, y compris les populations éloignées des circuits financiers classiques.
Enfin, l’E-dirham contribue à renforcer la sécurité des paiements en limitant le recours aux liquidités. L’utilisation d’espèces dans les transactions administratives est non seulement chronophage, mais elle comporte également des risques de perte, de vol ou de fraude. En offrant une traçabilité totale des flux financiers, le système garantit une protection accrue des usagers, favorise la transparence et installe un climat de confiance dans les interactions financières avec l’administration.
3.2. Pour l’administration
Du point de vue administratif, l’adoption du système E-dirham présente des avantages significatifs en matière de gestion et de gouvernance publique. Tout d’abord, il entraîne une diminution de la manipulation de liquidités, réduisant ainsi les risques liés au transport et au stockage du numéraire, ainsi que les erreurs humaines lors des encaissements. En supprimant une grande partie du recours aux espèces, l’administration accroît la sécurité de ses opérations financières et réduit les charges logistiques qui y sont associées.
Ensuite, le dispositif permet une amélioration du suivi budgétaire. Grâce à la centralisation des paiements et à la numérisation des transactions, les services financiers de l’État disposent d’une meilleure visibilité sur les recettes encaissées. Cela facilite non seulement l’établissement des prévisions budgétaires, mais contribue également à une gestion plus rationnelle et efficiente des ressources publiques.
Enfin, l’E-dirham assure une traçabilité et un suivi en temps réel des encaissements. Chaque transaction étant enregistrée de manière systématique, l’administration peut suivre instantanément les flux financiers, identifier les retards ou anomalies, et établir des rapports précis. Ce degré de transparence et de contrôle constitue un outil précieux dans la lutte contre la fraude et la corruption, tout en renforçant la confiance des citoyens envers les institutions publiques.
3.3. Pour l’économie nationale
Au-delà de ses effets sur les citoyens et l’administration, le système E-dirham génère des retombées positives à l’échelle macroéconomique. En premier lieu, il contribue à la bancarisation et à la digitalisation des transactions. En offrant aux usagers non bancarisés une solution simple et accessible, le dispositif facilite leur intégration progressive dans le circuit financier formel. Ce processus permet non seulement d’élargir la base des usagers du système bancaire, mais aussi de réduire le poids de l’économie informelle, souvent perçue comme un frein à la transparence et à la mobilisation des ressources fiscales.
En second lieu, l’E-dirham participe au renforcement de la confiance dans les institutions publiques. La transparence des flux financiers, la traçabilité des paiements et la réduction des risques de corruption instaurent une relation plus équilibrée entre l’État et le citoyen. En garantissant la fiabilité et la sécurité des transactions, ce système améliore l’image de l’administration marocaine et favorise une plus grande adhésion des usagers aux politiques publiques numériques.
Enfin, l’E-dirham s’inscrit dans la dynamique plus large de la construction d’une économie numérique compétitive. En stimulant la digitalisation des services et en favorisant l’innovation dans le secteur des paiements, il contribue à moderniser l’écosystème économique national. Cette évolution place le Maroc en meilleure position pour attirer des investissements, encourager le développement de fintechs locales et s’intégrer dans l’économie numérique mondiale, qui constitue aujourd’hui un moteur essentiel de croissance et de compétitivité.
4. Limites et Défis à Surmonter
4.1. Freins à l’adoption
Malgré ses apports indéniables, le dispositif E-dirham demeure confronté à plusieurs obstacles structurels qui freinent sa généralisation. En premier lieu, on observe une méconnaissance du système chez une large partie des citoyens, en particulier dans les zones rurales ou enclavées. Beaucoup d’usagers potentiels ne disposent pas d’informations suffisantes sur le fonctionnement des cartes, les canaux de rechargement ou encore les services couverts. Cette méconnaissance se traduit par une sous-utilisation du dispositif, malgré son accessibilité et sa simplicité d’usage.
En second lieu, le Maroc est encore marqué par des inégalités numériques persistantes, liées à la fois à la connectivité et à l’illettrisme digital. Si les zones urbaines bénéficient d’une infrastructure technologique relativement développée, certaines régions rurales connaissent encore un déficit en couverture Internet et en équipements numériques. À cela s’ajoute un problème de compétences : une partie de la population, notamment les personnes âgées ou faiblement scolarisées, peine à s’approprier les outils digitaux, ce qui limite leur recours au E-dirham.
Enfin, l’un des défis majeurs réside dans la faible intégration du dispositif dans certains services administratifs. Bien que plusieurs ministères, collectivités locales et établissements publics aient déjà adopté ce mode de paiement, l’interopérabilité demeure incomplète. Certains services continuent de privilégier les règlements en espèces ou n’ont pas encore interconnecté leurs plateformes avec le système central de la TGR. Cette situation fragilise l’efficacité du dispositif et peut décourager les citoyens qui souhaitent effectuer l’ensemble de leurs paiements administratifs via une solution unique.
4.2. Besoin d’accompagnement
Pour lever les freins identifiés et favoriser une adoption plus large du dispositif E-dirham, plusieurs mesures s’imposent. La première concerne la mise en œuvre de campagnes de sensibilisation auprès du grand public. Il s’agit de vulgariser le fonctionnement du système, de mettre en avant ses avantages en termes de simplicité, de sécurité et de gain de temps, et de rassurer les citoyens quant à la fiabilité de l’outil. Une communication claire, multilingue et adaptée aux différents contextes socioculturels est indispensable pour toucher aussi bien les usagers urbains que ruraux.
En second lieu, la réussite de cette réforme passe par la formation des agents administratifs et des usagers. Les agents publics doivent être en mesure de guider efficacement les citoyens dans l’utilisation des cartes et des canaux de paiement électroniques. De même, les usagers, en particulier ceux qui présentent une faible maîtrise des outils numériques, doivent bénéficier d’initiatives pédagogiques adaptées, afin de réduire l’analphabétisme digital et de renforcer leur autonomie dans l’utilisation des services en ligne.
Enfin, un renforcement de la cybersécurité et de la protection des données personnelles s’avère crucial. La confiance des citoyens dans le E-dirham dépend directement de la sécurité des transactions et de la confidentialité des informations. Dans un contexte où les cyberattaques constituent une menace croissante, il est impératif de consolider les mécanismes de cryptage, d’authentification et de contrôle, tout en inscrivant ces efforts dans un cadre juridique et réglementaire rigoureux.
5. Perspectives d’avenir
À moyen et long terme, le dispositif E-dirham est appelé à connaître des évolutions majeures qui renforceront sa place dans l’écosystème numérique marocain. La première orientation concerne son intégration avec les applications mobiles gouvernementales. En s’arrimant aux plateformes administratives déjà existantes — telles que wraqi.ma, rokhas.ma ou encore chikaya.ma, l’E-dirham pourrait devenir un outil centralisé de règlement en ligne, accessible directement depuis un smartphone. Cette intégration permettrait de fluidifier les démarches administratives et de renforcer la cohérence des services numériques de l’État.
La seconde perspective réside dans le développement de versions virtuelles ou totalement dématérialisées de la carte. Au-delà du support physique, l’évolution vers des cartes digitales ou des portefeuilles électroniques intégrés dans des applications mobiles faciliterait encore davantage l’accès au service, notamment pour les jeunes générations familières avec les paiements mobiles. Cela réduirait également les coûts logistiques liés à la production et à la distribution de cartes physiques.
Par ailleurs, l’avenir du E-dirham passe aussi par une interopérabilité accrue avec les banques et les fintechs. En s’ouvrant davantage au secteur financier privé, le dispositif pourrait élargir ses usages et offrir de nouveaux services innovants, tels que les paiements interbancaires instantanés ou les services de micro-financement. Une telle interconnexion permettrait de renforcer la compétitivité de l’écosystème national des paiements et d’accélérer la transition vers une économie numérique inclusive.
Enfin, ces évolutions nécessitent un renforcement du cadre juridique et réglementaire relatif à la monnaie électronique. La sécurisation des transactions, la protection des données personnelles et la régulation des nouveaux acteurs (banques digitales, fintechs, opérateurs de téléphonie) constituent des enjeux centraux. L’adaptation du droit marocain aux standards internationaux en matière de régulation financière sera un facteur déterminant pour instaurer un climat de confiance et attirer des investissements dans le secteur numérique.
Conclusion
Le E-dirham apparaît comme un outil stratégique de modernisation de l’administration marocaine, traduisant la volonté de l’État d’instaurer une gestion publique plus transparente, performante et proche du citoyen. En simplifiant les paiements et en assurant la traçabilité des transactions, il contribue à renforcer la relation entre l’administration et l’usager dans une logique de gouvernance ouverte et inclusive.
Cependant, la réussite de ce dispositif dépendra de la capacité des pouvoirs publics à réduire la fracture numérique et à garantir une confiance durable des citoyens. Cela suppose des efforts accrus en matière de sécurité des transactions, de protection des données et de clarté des services numériques proposés.
Les Références :
• Banque Africaine de Développement, Rapport sur l’économie numérique au Maroc, 2020.
• Banque Mondiale, Digital Government in Morocco, Washington, 2021.
• FMI, Monnaie électronique et inclusion financière au Maghreb, 2021.
• Haut-Commissariat au Plan, Inégalités numériques au Maroc, Rabat, 2022.
• Ministère de l’Économie et des Finances, Présentation du E-dirham, Rabat, 2014.
• Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie numérique, Maroc Digital 2020, 2016.
• OCDE, Digital Government Strategies for Inclusive Growth, Paris, 2019.
• Portail national de l’administration marocaine, e-gov.ma, consulté en 2025.
• Trésorerie Générale du Royaume, Rapport annuel sur le système E-dirham, 2019.